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De l'importance de (bien) sauvegarder ses photos

Au printemps dernier, j'ai voulu profiter de l'absence de concerts pour améliorer mes habitudes de sauvegarde de mes photos. Un peu tard au bout de 10 ans de photos, comme a cru bon de me rappeler un disque dur contenant près de 2 ans d'archives et qui s'est mis à dysfonctionner. Heureusement je ne m'en suis pas trop mal sorti...

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Contexte initial : beaucoup de photos, des sauvegardes désordonnées

Je commençais à accumuler tout un tas de disques durs externes sans réelle organisation (ce qui m'amenais régulièrement à me poser des questions comme "où sont mes photos de 2013 ?"), avec quelques double sauvegardes pour certains disques, mais pas tous, et quelques disques durs déjà vieillissants (dont un DD à alimentation électrique).

Tu vois, j'ai toujours eu un problème qui ne s'applique pas qu'à la photo de concert : je ne sais pas jeter. A la limite les photos vraiment ratées, les floues. Si je fais 200 photos lors d'une soirée, je vais garder au minimum 190 fichiers Raw de plus 40Mo chacun, soit 8Go minimum par concert.

J'ai donc décidé d'investir dans un NAS avec deux baies et deux disques durs en réplication (en RAID 1 pour les geeks) accessibles sur mon réseau local : dès que j'envoie des photos en réseau sur le NAS, les photos se mettent sur le 1er disque, et se recopient ensuite à l'identique sur un 2ème disque. Si un disque décède, les données sont sauves sur le 2ème.

Reste l'hypothèse de l'incendie ou du vol. Dans ce cas tout avoir en double sur un NAS devient d'une utilité très relative. J'avais commencé il y a assez longtemps à archiver des photos sur un Cloud, mais sans réellement m'être posé la question de quoi sauvegarder et pour quel coût (quelques centimes le Go quand tu en as des milliers, et à payer tous les mois, ça peut vite chiffrer).

Bad timing

Comme par hasard, et avant même que je commence à sauvegarder mes photos, un de mes disques durs externes a donné des signes de fatigue : lorsque je le branchais, il refusait une fois sur deux de se monter et d’apparaître sur mon Mac. Pas de double de sauvegarde bien entendu, ce disque contenait toutes mes photos de 2017, et une partie de celles de 2018.

Et puis d'un coup, le disque dur s'est mis à apparaître quelques dizaines de secondes avant de bloquer complètement mon Mac, je ne pouvais plus rien faire à part débrancher le disque de force. En le rebranchant et en collant mon oreille au disque, j'entendais un cliquetis bizarre.

J'ai vite compris que le disque avait un problème physique (assez courant sur ce modèle d'après mes recherches sur des forums de discussion) et que la seule solution qui s'offrait à moi était de l'envoyer dans un labo expert en récupération de données.

Vu le prix de ce genre de prestation, j'ai sagement rangé le disque dur dans un tiroir en attendant des jours meilleurs et d'avoir les moyens de tenter cette opération.

La magie de Noël

Va savoir pourquoi, pendant les fêtes de fin d'année j'ai voulu ressayer de brancher le disque pour voir si je ne pouvais pas espérer un petit miracle de Noël. Mais les symptômes étaient toujours les mêmes. Sauf qu'en essayant de bidouiller des réglages à tout hasard, j'ai réussi à parcourir le contenu du disque sans le monter.

Grâce à cela, j'ai fini par trouver un logiciel (Data Rescue) avec lequel je suis en train de récupérer gigaoctet par gigaoctet le contenu du disque sans le monter. Au moment où j'écris ces lignes, j'ai récupéré 70 à 80% de mes photos de l'année 2017, photos qui sont d'ores et déjà sauvegardées sur mon NAS. Ouf !

Procédure de sauvegarde : work in progress

A partir de maintenant mon processus de sauvegarde devrait ressembler à ça :

  • Pour chaque reportage photo, j'archiverai l'ensemble du dossier avec les fichiers raw et les exports jpeg sur mon NAS, quitte Ă  augmenter ma capacitĂ© de sauvegarde au fil du temps (8To Ă  l'heure actuelle)
  • En complĂ©ment, j'ai dĂ©jĂ  l'habitude de crĂ©er des collections sur Lightroom par annĂ©e et par artiste avec la sĂ©lection de mes photos favorites. A chaque nouvelle collection crĂ©Ă©e, je mettrais les raw de la collection sur un espace cloud type OVH public ou Amazon S3 (avec gestion d'archives froides pour les fichiers auxquels j'accĂ©derai rarement, ce qui sera le cas de figure le plus courant)
  • Pour ne pas m'ennuyer avec la sauvegarde Cloud, j'utilise l'appli CloudMounter qui me permet de faire apparaĂ®tre mon Cloud comme un lecteur rĂ©seau sur lequel je peux glisser-dĂ©poser mes photos
  • Pour me simplifier encore plus la tâche, je rĂ©flĂ©chis Ă  l'utilisation d'un logiciel de clonage type Carbon Copy Cloner. Mais lĂ  il faut encore que je rĂ©flĂ©chisse Ă  la manière de gĂ©rer l'export rĂ©gulier de mes collections Lightroom

Et je ne saurais trop t'inviter à y réfléchir si ce n'est pas encore fait, car ce n'est pas quand on a perdu des années de photos qu'il faut se poser la question.